vendredi 24 avril 2015

PEUT-ON CRITIQUER L'ISLAM SANS ÊTRE ACCUSÉ D'ÊTRE UN RACISTE ISLAMOPHOBE ?




Plantu, le caricaturiste fétiche du journal Le Monde a produit un tableau qui résume le dilemme de l'honnête homme d'aujourd'hui. Après avoir dessiné une quinzaine de vignettes éclairant l'éventail des crimes commis au nom de l'islam au cours des dernières décennies, tant dans les pays sous son contrôle que dans les pays occidentaux où il s'installe, Plantu termine par la capsule "Pas de conclusions hâtives". Voilà où nous a mené en occident la dictature du politiquement correcte, portée principalement par la gauche compassionnelle.  Camus disait déjà "Mal nommer les choses c'est ajouter au malheur du monde", il faut donc parler cru comme un certain nombre de mécréants mal pensants tels Michel Onfray, Ayan Hirsi, Sultan Wafa, Christopher Hitchens, Sam Harris, Bill Maher le font avec courage malgré les menaces des fous d'Allah et affirmer avec force que l'islam n'est pas une religion de paix, les versets les plus violents, généralement les plus récents abrogeant les plus pacifiques. Si la haine du musulman comme personne ou comme communauté est une abomination qui doit être combattue avec force, l'islamophobie est, elle, un sentiment compréhensible face à la terreur.  Je veux brièvement expliquer pourquoi j'en suis arrivé à cette conclusion.

L'islamophobie, un savant piège à con

Deux sondages[1] réalisés pour le compte de l'Association des études canadiennes en 2013 et 2014 ont révélé une réalité époustouflante, "42% des Canadiens de confession musulmane interrogés conviennent que l’islam est inconciliable avec la société occidentale, et a fortiori n’est absolument pas soluble avec leur monde environnant". Ce constat, de la part des musulmans, il faut le souligner, est d'autant plus inouï que le Canada a fait du multiculturalisme le cadre de référence de son vivre-ensemble, un pays incroyablement respectueux de la culture de l'autre, au point de mutiler la sienne pour accommoder l'autre.

Alors ce constat, est-il le fait d'un environnement islamophobe ou est-ce le fait de la nature même de l'islam? En d'autres termes, l'islamophobie est-elle, comme nombre d'intellectuels le prétendent, une pure pathologie raciste ou au contraire une peur rationnelle donc légitime vis-à-vis des doctrines et des pratiques de l'islam?
On crédite Tarik Ramadan[2], petit-fils du fondateur des frères musulmans, Hassan El-Bana, d'avoir sinon inventé le terme "islamophobie" du moins de l'avoir réduit à sa présente signification de disposition moralement répugnante à l'encontre du musulman. D'autres soupçonnent plutôt le grand Ayatollah Khomeiny d'en être le vrai concepteur. Mais peu importe que l'un fut le vrai père, et l'autre le père putatif,   l'objectif  de ce néologisme est clair: assigner à toute critique de l'islam un seul statut possible, celui d'un discours raciste spécifique, à l'image de l'antisémitisme. Or en procédant ainsi, Khomeiny, Tarik Ramadan et confrères, font du musulman et de sa religion, l'avers et le revers d'une même pièce - une évidence pour l'islam, mais pas du point de vue des droits de l'homme, puisque celui-ci a le droit inaliénable d'abandonner quand il le veut sa religion s'il en a une. Ils accolent ainsi aux multiples cultures des musulmans une essence religieuse immuable. Rien ne peut être plus racialiste. Par un tour de passepasse très créatif, le prétendu anti-islamophobe agit comme un raciste lorsqu'il présente toute critique de l'islam comme exemple de discours haineux.
Trouvaille géniale, l'accusation d'islamophobie fut immédiatement transformée en imprécation fétiche par les gardiens de la bienpensance, l'immense vague des intellectuels aspirant à la sainteté. Représentant exemplaire de celle-ci, Aymeric Caron, un des deux commentateurs de l'émission "On n'est pas couché" a carrément accusé le philosophe Michel Onfray de pensée zémourienne, c'est-à-dire de racisme islamophobe. Aucune personne sensée ne peut accuser Onfray d'être un raciste; tous ses actes, tous ses écrits prouvent quotidiennement le contraire, c'est un antiraciste patenté et pourtant, au grand dam des bienpensants, il a fini comme beaucoup d'autres gens par additionner 2 + 2 et a conclu que ça faisait bien 4. Si constater les faits, c'est être un raciste islamophobe, alors il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark.
Avec ce gros mot d'islamophobie en poche, le recteur de la grande mosquée de Paris, l'ineffable Dalil Boubaker (qui demanda sans rire une suspension de 10 à 20 ans de la loi de 1905 instituant la laïcité française) a pu qualifier de racistes les caricaturistes de Charlie-Hebdo et les poursuivre de procès en procès jusqu'au jugement final de la cour européenne des droits de l'homme, qui le débouta. C'est probablement aussi à l'accusation d'islamophobie comme essence du discours haineux que Haroun Bouazzi, un leader musulman soit disant soucieux de laïcité au Québec,  pense, lorsqu'il nous promet sous peu un "djihad juridique" contre toute critique de l'islam. Lorsqu'on mesure ce que le mot jihad véhicule concrètement aujourd'hui dans la sensibilité des gens, on est en droit de se demander si les discours de ces deux éminents représentants de l'islam, ne sont pas des incitations délibérées à la peur pour bloquer la libre critique des idées. On sait ce que furent les conséquences de tels gestes,  l'impression par les fiers à bras de l'islam qu'ils pouvaient en conscience assassiner ou menacer de mort ceux que les leaders désignaient comme islamophobes, les Charlie-Hebdo, le professeur Robert Redeker[3] et bien d'autres.
Les propagandistes de l'islam ont l'avantage incroyable que presque tout le travail de sape des esprits a été pris en charge par les idiots utiles du fascisme islamique, ceux qui se présentent comme les anti-islamophobes (oui l'islamisme est un fascisme puisque son ultime ambition est de soumettre le monde entier, que celui-ci le veuille ou pas, à l'islam. C'est la mort de l'esprit, d'abord par l'élimination physique de ceux qui le contestent et ensuite par l'extinction de l'idée même d'un homme autonome dans sa pensée). Je pense entre autres au président Jacques Frémont de la CDPJ (Commission des Droits de la Personne et de la Jeunesse), qui espère grâce aux amendements qu'il entend déposer contre les discours haineux, criminaliser toute expression islamophobe[4], autrement dit museler le droit d'être critique vis-à-vis de l'islam comme religion et comme cultures. Ces gens essaient de faire juridiquement au Québec ce que les assassins de Charlie-Hebdo ont fait avec les armes à Paris.
Ces idiots utiles, nonobstant leur intelligence personnelle,  présentent le musulman comme un très grand blessé de l'Histoire, requérant la protection et les soins les plus attentifs devant la méchanceté de l'occident. Qu'importe le nombre d'attentats islamiques partout dans le monde, les anti-islamophobes crient immédiatement à l'amalgame entre l'islam, religion de paix, et quelques psychopathes n'ayant rien à voir avec le vrai islam. Johanne Faucher, journaliste et productrice du programme Enquête de Radio Canada, produisit en novembre 2014 un épisode "La montée de l'intégrisme. Lever le voile"où elle conclut que "après des mois d’enquête, nous n’avons pas trouvé de groupes intégristes organisés qui auraient comme objectif secret de détruire la démocratie et ses valeurs". Quelques jours plus tard, deux assassinats furent perpétrés au Québec et à Ottawa par des convertis à l'islam.

Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde (Camus)

L'islam, religion de paix ? Manque de chance, plusieurs musulmans excédés devant les horreurs terroristes commencent à parler. Entre autres la propre recherchiste de Johanne Faucher, Nadia Zouaoui, "La radicalisation, elle est très insidieuse. Elle ne se fait pas juste ‘Oui, on va devenir salafistes’, ‘On va faire le jihad’. Mais, il y a toute cette manipulation, cette victimisation qui fait que la personne va après se tourner vers une radicalisation." (Poste de veille, décembre 2014). A New York, l'imam Tareq Youssef Al-Masri de la mosquée Oulele-Abab de Brooklyn, déclara "Nous devons reconnaître sans nous mentir que nous, musulmans, sommes des bombes à retardement (time bombs). Quand je dis nous les musulmans, je ne dis pas , chaque musulman, mais les musulmans sous influence religieuse sont des bombes à retardement…. Si vous avez un cancer, ça ne vous aidera pas si je vous dis que avez la grippe. Je dois vous dire clairement que vous avez un cancer… La majorité d'entre nous, musulmans, haïssons les chrétiens…(Middle East Media Research Institute, 9 janvier 2014). Le philosophe Abdenour Bidar a publié le 15 janvier 2014 dans le Huffington Post une lettre ouverte au monde musulman; il déclare entre autres " Les racines de ce mal qui te vole aujourd'hui ton visage sont en toi-même, le monstre est sorti de ton propre ventre, le cancer est dans ton propre corps..". Un écrivain algérien, Mohamed Kacimi note avec amertume "Il suffit d'une caricature ou d'un propos malheureux du pape sur le Prophète pour faire descendre des millions de personnes dans la rue, prêtes à mourir…  La rue arabe n'existe pas, mais la rue de l'islam, la rue de Dieu, elle, existe, à travers la oumma virtuelle du Web. Et ces hommes ne se sacrifient pas pour défendre leur vie, mais pour défendre leur mythologie… Quiconque dit à la communauté, non pas ses rêves et ses fantasmes, mais ses vérités est taxé ipso facto de mécréant et de traître". Un autre écrivain algérien, Kamel Daoud, Prix Goncourt de la nouvelle, fut récemment l'objet d'une fatwa appelant le gouvernement à l'exécuter publiquement, suite à son intervention dans l'émission "On n'est pas couché" où il critiqua le rapport des musulmans avec leur religion. Face à Laurent Ruquier, l'auteur déclara: "On ne peut pas à la fois critiquer le monde parce qu’il nous rejette alors que nous-mêmes nous rejetons le monde". Même le président égyptien, le général Abdel Fattah Al-Sissi requiert en décembre 2014 une révision des prêches religieux pour combattre l'appel constant à la haine de l'autre et à la violence. "(…) Il est impossible que la pensée que nous tenons pour la plus sacrée puisse faire de l’entière communauté des croyants une source d’anxiété, de danger, de meurtre et de destruction pour le reste du monde (…) Est-il concevable que 1,6 milliards de personnes puissent penser qu’elles doivent tuer les autres membres de l’humanité, qui compte sept milliards de personnes aux fins de pouvoir vivre ?… Je dis ces mots ici à Al Azhar, devant cette assemblée d’ulémas (…) Tout ce que je vous dis, vous ne pouvez pas le comprendre si vous restez coincés dans cet état d’esprit. Vous devez sortir de ce que vous êtes pour être en mesure d’observer et de réfléchir dans une perspective plus éclairée. Je dis et répète que nous sommes face au besoin d’une révolution religieuse. Vous, les imams, êtes responsable devant Dieu. Le monde entier, je le répète, le monde entier attend votre prochain mouvement (…) car la communauté des croyants est ravagée, détruite ; elle est perdue, et elle l’est à cause de nous" .
Ces musulmans sont-ils des racistes anti-musulmans, des islamophobes ?    

L'islamophobie est une réaction de peur, parfaitement compréhensible et légitime, si elle s'oppose en même temps à toute haine du musulman, des communautés musulmanes et des peuples musulmans.

Le terme islamophobie devrait être aujourd'hui banni, car on voit bien en le déconstruisant ce pourquoi il fut fait. Hélas il est entré dans le langage courant et on ne peut plus le déloger. Toutefois, la seule signification légitime qu'on doit lui donner, c'est celle qui touche au rejet de l'islam et de l'idéologie islamiste et aucunement je le répète au rejet du musulman en tant que personne ou comme groupe de personnes. 
Mais au-delà d'une religion incapable d'accepter l'altérité de l'autre, qui récuse absolument la grande règle d'or de l'humanité, "Ne fais pas aux autres ce que tu n'aimerais pas qu'on te fasse", d'une religion antagonique aux proclamations de la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948,  niant  totalement la souveraineté de l'homme sur lui-même, réduisant la femme à un statut de sous-être, appelant chaque vendredi dans toutes les mosquées du monde lors de la prière commune à la victoire de l'islam sur tous les non musulmans (Qawm al-Kafiroon), bref au-delà de toutes ces dimensions intolérables, j'ai personnellement une raison supplémentaire d'avoir la phobie de l'islam. Je suis Juif athée, profondément allergique à toute religion, j'ai même écrit un livre "Il n'y a jamais eu d'abonné au N° (dieu) que vous avez appelé" pour montrer tous les malheurs que les religions infligent à l'humanité. L'Histoire étant toutefois une tragique suite de rendez-vous à Samarra[5], je reste par choix Juif au plan de l'identité, partageant une communauté de destin avec les autres Juifs. Or le coran est la source vive du déferlement antisémite continuel dans les sermons des mosquées où de façon routinière on y traite les Juifs de fils de porcs, de singe et de pas mal d'autres choses. Dans le monde musulman, il n'y eut jamais de période rose pour les Juifs bien qu'il y eut moins de pogroms qu'en Europe. Les Juifs  pouvaient vivre en terre d'islam mais en tant que dhimi, un protégé devant payer des taxes spéciales et être soumis à des mesures expressément avilissantes (pacte d'Umar). C'était ça, partir, se convertir ou mourir. Chaque jour n'était pas sombre, mais la vie du Juif était par définition précaire, incertaine. Aujourd'hui il n'y a plus de dhimitude, la quasi totalité des Juifs ayant fuit le monde musulman, mais que font les fous d'Allah, ils assassinent beaucoup de gens mais les Juifs sont les seuls à être assassinés partout sur la planète parce qu'ils sont Juifs. En FranceAmedy Coulibaly procédera à la tuerie de l'hyper-cachère, Mohamed Mérah  tuera des enfants juifs dans une école, Yousouf Fofana (le groupe des barbares) kidnappera, torturera et exécutera Ilan Halimi un jeune Juif, Hassan Diab organisera l'attentat contre une synagogue rue Copernic; il immigrera ensuite au Canada et œuvrera comme professeur de sociologie, tranquille pendant des années, etc. En Belgique Mehdi Nemmouche qui après avoir torturé des otages français en Syrie, reviendra tuer des Juifs dans le musée juif de Belgique à Bruxelles. Au Danemark, deux Juifs assassinés dans une synagogue. En Argentine, attentat contre l'Association juive de Buenos-Aires, plus de 90 morts. En Inde, à Bombay à l'occasion de l'attentat contre un très grand hôtel, les terroristes pakistanais font un détour pour détruire le centre juif lubavitch et torturer le rabbin et sa famille, alors que ceux-ci n'ont rien à voir avec la rivalité endémique entre le Pakistan et l'Inde. La liste pourrait s'allonger sans fin mais je m'arrête là. Comment ne pas être révolté? Comment réagir face à cet antisémitisme délirant qui a vu une foule de musulmans manifester dans certains quartiers de Paris aux cris de "Mort aux Juifs", alors que ces mêmes foules se contentaient auparavant de simplement hurler "Israël/SS, mort à Israël". De la volonté d'annihiler Israël, on passe sans problème au désir d'éradiquer les Juifs. Kamel Daoud, dans une de ses chroniques (12 mai 2015) déclare "C’est le binaire Hallal/Haram. La «croisadisation» de l’occident «antimusulman» et l’obsession juive vue partout, surtout, dans tout". La haine se conjugue à une jalousie morbide à l'égard de celui dont le statut en terre d'islam ne peut jamais être celui d'un égal.
Comment ne pas être effrayé ? En autant que je sache, avoir peur de l'islam et de la barbarie de ses pratiques n'est pas encore un délit. Pour la plupart des observateurs, la grande majorité des populations musulmanes, tant en Europe qu'au Canada et au Québec en particulier, pratique un islam relativement respectueux de la laïcité de facto de ces sociétés. Comment expliquer alors ces vagues d'attentats terroristes commis par des musulmans dans pratiquement tous les pays occidentaux, si ce n'est sous l'effet d'une même force agissante quel que soit le pays ?  Or depuis les deux chocs pétroliers de 1973 et 1979, il existe bien une force agissante qui tend à transformer des musulmans laïques en pratiquants, certains pratiquants en fondamentalistes, certains fondamentalistes en djihadistes et certains djihadistes en terroristes. Cette force c'est le financement par l'Arabie saoudite et les pétromonarchies de milliers de mosquées et d'écoles coraniques en occident porteuses d'une vision wahhabite de l'islam, le salafisme. Bien évidemment, il n’y a pas de chaine d’automaticité qui ferait de tout musulman laïque un terroriste potentiel au terme de cette évolution[6], mais si on estime qu'il y a un minimum de 10% de sympathisants islamistes dans toutes les communautés musulmanes, alors il y a un vrai problème et refuser de l'aborder n'est pas une marque de respect vis-à-vis du musulman, c'est au mieux de la couardise, au pire du racisme sous couleur d'antiracisme. Les bonnes âmes, je pense entre autres à Emmanuel Todd et Edwin Plenel, deux représentants notoires de la gauche compassionnelle[7], récusent l'amalgame entre islam et islamiste et affirment avec force que ce sont deux phénomènes totalement distincts et même opposés. Les faits contredisent leurs assertions. S'il y a une différence, c'en est une de degré et non pas de nature. La haine de qui n'est pas lui est l'essence de l'islamisme et cette haine du Juif, du chrétien, de l'infidèle, du mécréant du kâfir, ce mot arabe méprisant qui les englobe tous, sourd par mille affirmations de ce qui fonde l'islam, le coran, les hadiths, la sirâ! Le combat que l'éthique nous impose de mener, c'est de toujours distinguer entre le musulman comme personne et l'islam comme système idéologique. Qu'attendre de l'avenir ? Quelques recherches montrent que le degré de sympathie des musulmans vis-à-vis des terroristes est corrélé avec le niveau d'intensité de la foi; plus on est croyant et attentif aux textes sacrés, plus on adhère à ce qu'on appelle l'islamisme[8], sans nécessairement passer à l'acte, mais on sympathise avec les assassins. Quelqu'un a dit qu'il n'y a pas d'islam modéré, mais au mieux des musulmans modérément religieux. Hélas, est-il besoin de rappeler que ce sont toujours de petites minorités d'activistes qui modèlent le destin des peuples et que loin de diminuer, la pratique religieuse chez les musulmans s'accroît régulièrement. 

L'islam ne changera réellement que lorsqu'il expurgera de ses textes les incessants appels à la haine de qui n'est pas musulman. Comme le dit le théologien musulman Ghaleb Bencheikh, c'est un des trois chantiers titanesques requis pour une réforme humaniste de l'islam. Je ne crois pas un seul instant que c'est pour bientôt !


Léon Ouaknine
23 avril 2015 / 11 août 2015




[1] (http://www.breitbart.com/national-security/2015/04/14/poll-42-of-canadian-muslims-think-islam-the-west-dont-mesh/).

[2] Brillant intellectuel arabe de nationalité suisse devenu depuis des lustres un des porte-parole de l'islam européen. Caroline Fourest, journaliste à Charlie-Hebdo et professeur à Science-po Paris a écrit un livre "Frère Tarik" pour révéler la duplicité de ce personnage. Alors qu'il se trouvait en janvier 2015 au Qatar, Tarik Ramadan a également avancé l''idée que les assassinats de "Charlie-Hebdo" relèvent d'un complot ourdi par des islamophobes et a qualifié deux des dessinateurs assassinés de "lâches". C'est encore ce même Tarik Ramadan qui a dit éprouver un "profond respect" pour le cheik Yousouf Qaradawi, président du conseil européen pour la recherche et la fatwa lequel déclara à Al-Jazeira en 2009, (news#from=embed&start=169) "Tout au long de l’histoire, Allah a imposé aux [Juifs] des personnes qui les puniraient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler. Avec tout ce qu’il leur a fait – et bien qu’ils [les Juifs] aient exagéré les faits -, il a réussi à les remettre à leur place. C’était un châtiment divin. Si Allah veut, la prochaine fois, ce sera par la main des musulmans. En conclusion, j’aimerai dire que la seule chose que j’espère, au crépuscule de ma vie, c’est que Allah me donne l’opportunité d’aller au pays du jihad et de la résistance, ceci même sur un fauteuil roulant. Je tuerai les ennemis d’Allah, les Juifs".

[3] Professeur français de philosophie. Suite à un article dans le journal Le Figaro où il soulignait la violence inhérente au texte coranique, il fut menacé de mort par les islamistes à l'instigation de Yousouf Quaradawi et fut mis sous protection policière permanente.

[4] Il fut interviewé en décembre 2014 à Radio Canada et fit même référence aux positions de la commission des droits de l'homme de l'ONU qui sous la pression des états musulmans recommande de classer la critique des religions comme "discours haineux".

[5] Appointment in Samarra, (Rendez-vous à Samarra, 1934) titre d'un célèbre roman de John O'Hara, un écrivain américain, ami d'Hemingway, inspiré du conte suivant, soulignant l'inexorabilité du destin, originellement du Talmud de Babylone. Un jeune homme vivant à Ispahan était serviteur chez un riche marchandCelui-ci lui ordonna un matin de faire des courses. Le jeune homme partit très tôt à cheval. Arrivé sur la place du marché, il vit une femme en qui il reconnût la Mort, qui sursauta en le voyant et lui fit signe d'approcher. Terrorisé, le jeune homme s'enfuit et galopa toute la journée jusqu'à Samarra, très loin d'Ispahan. Il loua une chambre dans une auberge et s'écroula sur le lit épuisé, sale mais soulagé parce qu'il croyait avoir dupé la Mort. À minuit, on frappa à la porte de sa chambre et c'était la Mort, souriant aimablement. "Comment se fait-il que vous soyez ici, demanda le jeune homme tremblant; ce matin, je vous ai vue sur la place du marché d'Ispahan, me menacer". La Mort répondit : "Ce n'était pas une menace, je savais que je devais te rencontrer comme il est écrit, mais en te voyant à Ispahan, j'ai été surprise. J'ai voulu te parler pour te dire qu'on allait se voir cette nuit, mais tu es parti en courant directement vers notre lieu de rendez-vous à Samarra. 

[6] http://www.causeur.fr/charlie-hebdo-emmanuel-todd-islamophobie-32671.html

[7] Edwin Plenel : Pour les musulmans, où il compare la situation des musulmans aujourd'hui en France à celle des Juifs dans les années 30; comparaison démente que l'académicien Alain Finkielkraut a justement dénoncé, et Emmanuel Todd, un démographe brillant qui osa dans son dernier livre Qui est Charlie, affirmer que les 4 millions de manifestants lors des marches du 11 janvier en France suite à la tuerie des journalistes de Charlie-hebdo, étaient islamophobes, sans savoir qu'ils l'étaient. Bravo pour un tel niveau d'objectivité !

[8] On estime qu'entre 5 à 10% des musulmans en occident (pourcentage variable, en Autriche les services de sécurité estiment que plus de 50% des musulmans de ce pays sont en voie de radicalisation) sont des supporters des mouvements djihadistes, Al-Qaïda et l'état islamique. En France, dans certaines villes, de 80 à 90% des jeunes écoliers musulmans (primaire, collège et lycée) refusèrent de s'associer à la minute de silence organisée suite aux assassinats des journalistes de Charlie-Hebdo.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire