jeudi 17 septembre 2015

LE DÉSIR D'INQUISITION, PAS MORT





Lorsque les représentants de PDF - Pour les Droits des Femmes - (dont votre serviteur) iront défendre en commission parlementaire leur mémoire contre l'inique projet de loi 59 sur les discours haineux, celui-ci aura été tellement démoli par pratiquement l'ensemble de la société civile québécoise à l'exception notable de groupes musulmans, que nous aurons fort à faire pour exciper un peu d'originalité. Ce qui est remarquable dans ce projet de loi n'est pas le navrant spectacle d'une ministre de la justice qui sert juste de porte-valise à Couillard et à Jacques Frémont, le président de la Commission des Droits de la Personne et des Droits de la Jeunesse (CDPDJ); ce qui est navrant, c'est ce que dit la possibilité même de son occurrence sur le Québec. Notre société, on le sait est atteint de la même maladie que le reste de l'occident, la pensée politique est vampirisée par la rectitude politique. Dans le monde naturel, on connait plusieurs exemples de cette subversion intérieure; par exemple, les rats sont parfois infectés par un parasite qui a besoin pour se reproduire de se retrouver dans l'appareil digestif du chat. L'évolution a permis à ce parasite d'agir sur les systèmes d'inhibition du rat, en bloquant chez celui-ci la peur de son ennemi héréditaire, le chat. Lorsqu'il rencontre un chat, ce rat parasité ne fuit pas du tout et bravement trottine vers sa mort, le chat l'avale et le parasite peut enfin se reproduire. Nous sommes comme société dans cette situation. Nous avons été parasités par la rectitude politique, la bien-pensance qui fait que tout ce que réclame un individu ou un groupe identifié comme "victime" est automatiquement perçu comme légitime et dès lors mérite les soins les plus attentifs de la société pour corriger la soi-disante injustice. Le cas de groupes musulmans prétendant continuellement être victimes d'islamophobie du fait que la société parfois sursaute devant leurs exigences d'accommodation en est l'illustration. Maître Jacques Frémont a conclu que c'est le discours islamophobe qui génère la radicalisation islamiste; il nous prend pour des valises et il a raison puisque il obtient ce qu'il demande, un projet liberticide hallucinant. Ce nouveau Torquemada a minutieusement étudié l'inquisition, vu l'arsenal répressif qu'il a concocté. Cela n'a été possible que parce que Couillard a ordonné à Stéphanie Vallée "d'accommoder" les requêtes de groupes musulmans extrémistes; on devra s'interroger sur les raisons de cette bienveillance.


Léon Ouaknine

17 septembre 2015

jeudi 3 septembre 2015

RÉFUGIÉS, FAUX RÉFUGIÉS : PAUVRE EUROPE !







L'immense vague de centaines de milliers de "réfugiés", qui envahit l'Europe est très préoccupante. En fait elle pose un risque existentiel grave pour celle-ci, occulté par le spectacle des souffrances. Tous les commentateurs de bonne volonté somment l'Europe d'ouvrir grand ses frontières, insensibles au fait que plus les portes sont ouvertes plus le flot deviendra gigantesque. Certes il faut sauver les vies, mais l'humanisme larmoyant n'est pas la solution. C'est d'abord l'analyse des faits et de leurs conséquences prévisibles qui doit informer les prises de décisions.

Un article récent du journaliste Alain Mouton de "Trends.be", bien documenté décrit les caractéristiques de cette vague. Tout d'abord, du fait que les réfugiés et faux réfugiés avaient transité par des pays relativement sûrs (Jordanie, Turquie où même Irak)  leur vie n'était plus menacée, sauf par les mafia payées pour les transporter et leur faire franchir les frontières. L'image du petit garçon noyé n'est pas la preuve accablante de combats mortels mais le simple témoignage des risques encourus lorsqu'on transige avec des réseaux criminels. Les pays européens seraient en droit de rediriger les faux réfugiés vers les pays périphériques d'où ils sont partis, qui ne sont pas il faut le rappeler des zones de combats. Cela ne diminue en rien la tragédie des réfugiés et faux réfugiés, ni les maux qu'ils endurent pour atteindre l'Europe ce continent fantasmé, mille fois préféré à des pays comme l'Arabie saoudite ou l'Iran, les deux pôles emblématiques du sunnisme et du chiisme. Alors soyons clairs, si les réfugiés ou plutôt faux réfugiés, puisque ceux-ci constituent le gros des bataillons qui débarquent en Europe, ont un droit absolu à vouloir un meilleur sort pour eux et leurs familles,  pourquoi les pays d'accueil n'auraient-ils pas pareillement le droit et même le devoir impératif de protéger leur culture et modes de vie face à des cultures et des pratiques islamiques offensantes au regard des libertés et si odieuses pour les femmes. Cette peur appréhendée n'est pas hypothétique, elle est vécue depuis des années dans tous les pays occidentaux où se sont installés les adeptes de l'islam.


LE MYTHE DE L'IMMIGRATION NÉCESSAIRE

Ce qui me fatigue particulièrement, c'est que le journaliste répétait un des mantra de la bien-pensance et des divers patronats, à savoir que cet afflux d'immigrés, dont aucun ne repartira jamais était une chance pour l'Europe parce que celle-ci devait compenser son déficit démographique alarmant, répétant ad nauseam  une fausse vérité que les élites intellectuelles et politico-médiatiques martèlent sans cesse contre toute évidence. Penser que la santé économique des pays européens requiert un accroissement constant de main d'œuvre pour d'abord remplacer les départs à la retraite des baby boomers et ensuite assumer les coûts sociaux des retraites ne tient pas la route. Cette hypothèse serait peut-être justifiée si les pays européens ne disposaient pas d'un volant élevé de chômeurs ce qui est malheureusement le cas et si les nouveaux immigrants étaient nettement plus qualifiés que les citoyens chômeurs en place. Or ce n'est pas le cas car les soi-disant "réfugiés" ne sont pas des immigrants "choisis" pour leurs compétences, ce sont des immigrants "subis". Les coûts sociaux requis pour absorber ces immigrants dépassent généralement leurs contributions calculées sur plusieurs décennies. En Allemagne des recherches ont mis en évidence que le premier million de Turcs, arrivés au début des trente glorieuses, a fait venir sa parenté et de fait seul un pourcentage réduit de cette population turque en Allemagne travaille, le reste requérant les filets de sécurité sociale des Landër ou de l'État fédéral germanique.  Calculée sur plusieurs décennies, selon le chercheur Christopher Caldwell, l'immigration turque en Allemagne a occasionné des coûts financiers et sociaux supérieurs aux avantages pour le pays d'accueil.
Si l'illusoire logique d'un remplacement continuel des travailleurs par des immigrés devait prévaloir trop longtemps, il faudrait pour chaque génération faire venir des étrangers pour équilibrer les comptes. C'est évidemment absurde car cela signifierait qu'il faudrait pour chaque pays d'Europe un peuple de remplacement toutes les trois générations vu que c'est le temps qu'il faut pour que le taux de natalité des nouveaux arrivants rejoigne celui du peuple souche. (Emmanuel Todd, 1999).


LE VRAI PROBLÈME EST AILLEURS

Mais là n'est pas le vrai problème, comme le journaliste Alain Mouton le souligne, l'Europe a connu d'énormes vagues d'immigration et a toujours fini par s'ajuster peu importe le coût financier à court et moyen terme et si le passé est gage de l'avenir, cette nouvelle vague s'intègrera comme les précédentes. Hélas cette vue optimiste néglige un détail qui est tout sauf insignifiant; auparavant les nouveaux venus, appartenaient quasi tous à la mouvance judéo-chrétienne. Partageant un socle commun de valeurs essentielles, ces immigrés finissaient par se fondre dans le moule commun, et en deux générations, l'espagnol, l'italien, le polonais, le russe ou le portugais devenait français ou allemand ou anglais. Exception qui confirme la règle, l'importante communauté indo-chinoise installée en France (près de 500.000 personnes) n'est pas judéo-chrétienne mais ses valeurs sont telles que l'intégration de ses membres ne fait aucune vague.
Ce n'est plus le cas aujourd'hui, ceux qui arrivent sont musulmans et leur intégration se fait mal ou pas du tout pour la grande majorité d'entre eux du fait de leur attachement à l'islam. Il faut comprendre également que dans les siècles précédents  lorsque l'immigré s'installait en France ou ailleurs, il était à toute fin pratique totalement coupé de son pays et culture d'origine et bon gré mal gré n'avait d'autre choix que de s'acculturer au milieu ambiant, de prendre pays en prenant femme. Aujourd'hui, avec les satellites, les téléphones, les réseaux sociaux, les voyages rapides au pays d'origine, un immigré est capable physiquement de vivre en Europe et de rester totalement connecté à sa culture d'origine, en veillant même à créer au besoin un cordon sanitaire autour de ses enfants et de ses femmes, au moyen de marqueurs identitaires pour prévenir toute contamination, c'est-à-dire toute véritable intégration. L'immigrant dans sa communauté veut, en bon économiste, le beurre et l'argent du beurre, la sécurité économique sans contrepartie d'acculturation. Lors d'un récent sondage au Canada, 42% des musulmans interrogés reconnaissaient sans ambages que leur foi était incompatible avec la culture du pays, judéo-chrétienne comme en Europe. 42% est un chiffre ahurissant car on peut imaginer que nombre de sondés musulmans n'ont pas voulu livrer leur vraie position. C'est ce dur clivage qui est inquiétant car il signale peut-être des cassures irrémédiable à venir dans le tissu sociétal de chaque pays occidental qui refuse de considérer les conséquences d'une politique d'immigration non réfléchie, parce que aborder ouvertement le problème serait considéré comme un geste raciste. Et pourtant, durant les 60 dernières années, il n'y a pas un seul pays occidental qui n'ait connu des problèmes de terrorisme islamiste ou des revendications visant à reconfigurer la société d'accueil pour que celle-ci se conforme à leur identité musulmane et non l'inverse. Le journal électronique Al Monitor rapporte que lors du plus récent enregistrement de Baghdadi, celui-ci s'est référé au coran pour déclarer "Dear Muslims, Islam was never a religion of peace. Islam is a religion of combat." (Al Monitor, sept 1er 2015). Pour ceux qui pensent que l'état islamique est une aberration temporaire, rappelons ce que disait Joumana Haddad, écrivaine libanaise, auteure du livre J'ai tué Shéhérazade. Confessions d'une femme arabe en colère, (Sinbad 2010), "Ce sont les modérés dans le monde arabe qui constituent l'exception et non l'inverse. La majorité des arabes aujourd'hui souffrent de l'esclavage religieux".  Faut-il de nouveau souligner que les éléments subjectifs d'auto identification chez la plupart des musulmans sont fortement structurés autour de leurs textes sacrés, le coran et les hadits et que ceux-ci rappellent incessamment la prétendue supériorité ontologique du musulman sur le koufar (non musulman, mécréant, etc.).
Michel Houellebecq a touché un nerf lorsqu'il a correctement diagnostiqué comme d'ailleurs Michel Onfray que le vrai danger sociétal n'est pas la nuisance terroriste, c'est plutôt qu'elle conforte cette étrange pulsion dans tant de pays européens vers la soumission, pulsion qui n'est autre au fond qu'un désir de mort, inévitable lorsqu'on ne croit plus en soi.


TRAGÉDIE HUMAINE ET RISQUE EXISTENTIEL, TOUT VA TRÈS BIEN MADAME LA MARQUISE

La solution est simple mais inapplicable en Europe car celle- ci est paralysée par un ensemble de loi et règlements découlant des conventions de Genève et surtout rendue impuissante par la folie des bien-pensants. Le djihâd islamiste table résolument sur ce délitement de l'occident. Ce n'est même pas un secret, Erdogan le premier ministre islamiste de Turquie l'avait écrit en parlant des soldats de l'islam, que le ventre de leurs femmes allaient produire, et des mosquées qui leur serviraient de baïonnettes. Kadhafi avait claironné en conférence de presse "l'Europe tombera comme un fruit mûr sans qu'on ait besoin de tirer un coup de canon". Vienne fut assiégée deux fois par les turcs et il s'en fallut de peu qu'une autre partie de l'Europe succomba.
Aujourd'hui l'invasion est facile, contrairement à l'Australie qui n'a pas cédé, l'Europe s'est couchée.
Je ne suis pas sûr que le Québec, miné par l'idéologie multiculturaliste, aux prises avec des dangers similaires ait la même épine dorsale que l'Australie, qui elle déporte automatiquement les faux réfugiés vers la Papouasie-Nouvelle Guinée, ce qui a considérablement ralenti l'arrivée des faux réfugiés.