mercredi 22 février 2017

POPULISME : ACCUSATION FONDÉE OU IMPOSTURE INTELLECTUELLE ?


L’accusation de populisme fait florès aujourd’hui suite à la victoire des tenants du Brexit au Royaume-Uni et à l’élection de Donald Trump aux États-Unis. De plus cette accusation sert d’imprécation rituelle à l’encontre de tous ceux qui dénoncent l’Union Européenne comme en France, Marine Lepen ou Geert Wilder en Hollande.
Mon but ici n’est pas de justifier ou condamner le populisme mais de déconstruire cette notion pour montrer que l’accusation de populisme ne peut pas être autre chose que démagogique.
Le populisme est globalement décrit comme une ou des propositions politiques, flattant les tendances passionnelles et malsaines des classes populaires. Pour les accusateurs, les populistes n’ont pas de véritable légitimité car leurs propositions sont dénuées de toute réelle valeur réfléchie et objectivement désirable et n’ont en conséquence pour but que la conquête crue du pouvoir et non la recherche de l’intérêt universel.
Il ne fait aucun doute que ces accusations sont souvent vraies mais elles ne seraient recevables que si les accusateurs étaient indemnes de ces mêmes travers. Or n’importe quel examen sommaire de toutes les propositions politiques de tous les partis montre que tous sont coupables de défendre des intérêts particuliers et que les ténors habituels des scènes médiatico-politique et intellectuelle sont comme par hasard toujours bénéficiaires des positions politiques ou idéologiques qu’ils défendent.

Le retour de la Nation, suprême danger pour les mondialistes et pour l’UE
Le populisme est presque toujours associé au nationalisme, lui-même décrit comme source de guerre (Mitterrand : le nationalisme, c’est la guerre).
L’élection de Donald Trump aux États-Unis, précédée par le référendum sur le Brexit au Royaume Uni, ont effrayé ceux qu’on peut ranger sans hésiter dans la case des antinationalistes, notamment les grands de la finance internationale. Or ces deux évènements inattendus semblaient remettre en question ce qu’on appelle le consensus de Washington et quatre orientations clés ([1]), de l’ultra-libéralisme économique prôné par l’école de Chicago, orientations, faut-il le rappeler non sujettes à vote :

1.     Totale déréglementation des marchés.

2.     Abolition de toute barrière aux investissements directs de l’étranger, dotés en plus d’un statut quasi supranational pour les soustraire aux interventions politiques.

3.     Ouverture des frontières aux flux des travailleurs et migrants.

4.     Réduction drastique du rôle de l’État à ses fonctions régaliennes.

Face à ces bouleversements, il importe de mesurer les réactions des deux plus grands blocs mondiaux de l’économie, l’Union Européenne et les États-Unis, (chacun pesant de 22 à 23% du PNB mondial) parce qu’au sein de chacun de ces blocs, le combat idéologique entre les tenants de la mondialisation et ceux qui s’y opposent prend plus en plus d’ampleur.
La volonté majoritaire du peuple britannique de quitter l’UE créa littéralement un électrochoc dans le monde ; il mit soudainement en évidence la fragilité de cette Union, en montrant qu’il était parfaitement possible d’en sortir. Son délitement possible annoncerait une dangereuse ère d’instabilité et remettrait en question le processus de mondialisation engagé depuis des décennies. Pour l’hyperbourgeoisie qui gère l’économie mondiale, la déconstruction de l’Europe serait bien plus grave que l’élection d’un caractériel comme Trump. Si grave en fait que l’idée même est considérée comme une hérésie inacceptable. 
Si un État comme la Hongrie avait décidé de claquer la porte de l’UE, ç’eut été fâcheux mais l’effet de contagion aurait pu être facilement circonscrit, d’abord du fait de son poids économique moindre et surtout en pointant du doigt le manque de maturité démocratique du pays au vu des tendances ultra autoritaires de son Premier Ministre Viktor Orban. Mais qu’un pays aussi important de par son histoire que le Royaume-Uni, dont la tradition démocratique ne peut être contestée, décide de sortir de l’Union, c’est signe que celle-ci est perçue de plus en plus par des millions d’électeurs comme un carcan des peuples. Toutefois le Royaume-Uni ayant toujours eu une position ambigüe vis-à-vis de l’Europe ([2]), celle-ci souffrirait certes de son départ mais y survivrait. Par contre si la France sortait, ce serait sans aucune équivoque la fin de l’Europe, tant ce pays est au fondement de celle-ci. Le Courrier International rapporte d’ailleurs que « Angela Merkel se serait dit plus préoccupée par les élections en France que par le Brexit ([3]). Aujourd’hui, pour Marine Lepen en France, Geert Wilders en Hollande, Frauke Petry en Allemagne, l’impensable est devenu pensable.
Si Trump est bien accueilli par Wall Street – il leur a remis tous les leviers de l’économie – par contre l’idéologie ([4]) de son principal stratège, Steve Bannon, inquiète les observateurs : "we’re a nation with an economy — not an economy just in some global marketplace with open borders, but we are a nation with a culture and a reason for being”. Ce rappel de la nature de la Nation, réitéré juste après le Brexit, ramenait sur le devant de la scène mondiale deux idées antinomiques du credo de la mondialisation :

§  Chaque État avait une obligation prioritaire à l’égard de ses nationaux, nonobstant les règles édictées par l’OMC. 

§  La protection de l’identité et de la culture nationale était au moins aussi importante que le développement économique.

Deux idées-forces en opposition frontale aux buts des aéropages européens, adeptes de ce que le financier Georges Soros appelle la « société ouverte ». Cette vision d’une société abolissant ses frontières et peu à peu ses cultures nationales est devenue le rêve affiché de deux hommes politiques importants, Emmanuel Macron en France va jusqu’à déclarer qu’il n’y a pas de culture française et Justin Trudeau au Canada, rejette la notion que son pays puisse légitimement se définir autour d'une culture dominante qui leur soit propre. Ces deux pays seraient ou devraient devenir des espaces où diverses cultures fleuriraient, toutes également légitimes, toutes intrinsèquement égales. On est dans le relativisme culturel complet, ce à quoi jusqu'à maintenant la France s'était toujours opposée, en mettant de l'avant dans le cadre des accords de libre-échanges de l'OMC, la notion d'exception culturelle. Or s'il n'y a plus de culture dominante, on voit mal comment une identité nationale subsisterait.
Le retour de l’intérêt national autour de l’identité et de la priorité accordée aux travailleurs du pays, exige nécessairement de replacer le politique au gouvernail du pays en lieu et place des acteurs macro-économiques dont les tireurs de ficelles sont toujours anonymes.

La mondialisation exige le multiculturalisme et la fin des identités nationales
Le retour de l’identité et de l’intérêt national vont totalement à l’encontre des orientations que prônent les tenants d’une mondialisation multiculturelle érigeant l’ultralibéralisme économique comme l’alpha et l’oméga du monde, dont l’issue in fine est de vider de toute substance le citoyen, premier constituant de l’autorité politique, pour en faire un simple consommateur multiculturel ([5]) des gigantesques corporations multinationales, dans le cadre d’une dissolution des frontières. Récemment l’hebdomadaire britannique The Economist ([6]), bible de l’ultralibéralisme, déclarait « la vieille division entre gauche et droite est bien moins importante que la nouvelle, celle entre un monde ouvert et un monde fermé ». Ces termes sont évidemment faciles à déchiffrer, sous un couvert manichéen opposant en apparence l’aspiration à l’universel face au repli nationaliste, ils reflètent très exactement les quatre orientations clés indispensables à l’ultralibéralisme. Deux exemples, l’un européen, l’autre américain, illustrent ce processus de délitement de l’identité nationale. Récemment Bruxelles, le siège de l’autorité européenne, s’est alarmé du retour de la « clause Molière ([7]) » qui oblige les ouvriers à parler français sur les chantiers en France, ce qui dresserait un obstacle important au libre mouvement des travailleurs à travers l’Europe. Bruxelles envisage d’imposer des sanctions contre la France si celle-ci favorise indirectement la préférence nationale. Le deuxième exemple est l’importation aux États-Unis de techniciens high-tech de l’Inde pour remplacer des professionnels américains de même formation et expertise parce que le salaire de ces importés sera deux ou trois fois moindres que celui des américains. On voit bien que ce « monde ouvert » exclusivement conduit par une logique économique de réduction permanente des coûts n’est pensable que si le travail est considéré comme une simple variable d’ajustement. Cela n’est possible évidemment qu’avec l’émasculation du politique dans chaque nation, hormis pour la gestion de la loi et l’ordre. Rappelons par ailleurs une distinction importante entre le politique et l’économique : toute autorité politique ne peut s’exercer par définition que dans les espaces géographiques que cette autorité contrôle de par l’assentiment de ses citoyens. Hors de cet assentiment, elle est illégitime. Ce n’est évidemment pas le cas du pouvoir économique dans un monde où les flux financiers électroniques sont devenus indépendants des lieux de production et des frontières. La société ouverte, mondialisée, est une société où le pouvoir réel est hors de contrôle des citoyens.
Deux visions donc diamétralement opposées : une mondialisation économique oublieuse des peuples ou son inverse, des peuples qui refusent la mise au rancart de leurs identités. Bien entendu, cette contradiction ultra simplifiée est caricaturale dans la mesure par exemple où le Royaume-Uni restera évidemment attaché au libre-échange et où Trump continuera de favoriser les grandes multinationales américaines. Il n’empêche, ces deux visions s’affrontent, le mythe de la mondialisation heureuse - monde ouvert face à un monde fermé – a dans tous les cas fait long feu.

L’accusation de populisme, injure favorite des élites est-elle fondée ?
Pourquoi, tous ceux qui rejettent la mondialisation à marche forcée, sont-ils aujourd’hui qualifiés par les élites intellectuelles du crime de populisme et voués aux gémonies ?
En démocratie, peu importe la position sociale ou le niveau d’éducation du citoyen, la règle d’or, "un homme, un vote" proclame que chacun a un égal droit politique à participer aux décisions qui affectent le pays. Le peuple s’exprime indirectement au travers de ses représentants (devrais-je dire en dépit des travers de ses représentants ?) ou au moyen de référendum. Bien qu’en démocratie, il n’y ait pas d’autre légitimité formelle que celle du peuple, Il existe toutefois un courant informel de pensée parmi de larges secteurs des élites économiques, intellectuelles et politiques, laissant entendre, qu’elles seules, de par leur statut d’élites, sont porteuses de la légitimité réelle, parce qu’elles seules disposent du savoir et des habiletés nécessaires pour assumer le destin des nations. Cette conviction se fonde évidemment sur l’idée que l’intelligence n’est pas la chose du monde la mieux partagée et qu’elle est une condition préalable à certains types de fonctions sociales, dont l’accès au politique. Et cela parce que depuis Platon ([8]), l'intelligence est mesurée par la capacité de raisonner ou plutôt d'argumenter, condition sin qua non de domination dans nos sociétés dites démocratiques. C’est à partir de cette conviction susurrée mais interdite de formulation explicite que les élites imputent au peuple une incapacité foncière à penser et à décider de ce qui est important pour la conduite du pays. Le peuple trop passionnel n’étant pas à même de maitriser la complexité des choses ([9]). Pour ces élites intellectuelles et politico-médiatiques, un référendum ou une élection sont toujours illégitimes lorsqu’ils rejettent des orientations importantes que les élites partagent en dépit parfois d’appartenance à des partis opposés.
L’idée que des élites possèdent une légitimité intrinsèque n’est pas nécessairement fausse ; la question est de savoir quelles élites en disposent et lesquelles n’en disposent pas.
Lorsqu’une élite, n’importe quelle élite s’exprime dans le cadre naturel de son domaine d’exercice, elle le fait en arguant de sa plus grande expertise. Il est important de bien comprendre ce mécanisme. Parfois, l’affirmation est objectivement fondée, parfois elle relève du discours idéologique manipulateur, et plus rarement elle est une manifestation crue de l’exercice du pouvoir. Lorsque nous sommes malades, nous ne questionnons pas sérieusement l’idée que le médecin se dise plus qualifié que nous pour savoir quoi faire pour alléger nos souffrances ([10]), de même qu’il ne viendrait à l’idée de personne que les plans techniques d’un gratte-ciel soient approuvés par référendum communautaire plutôt que par des architectes et des ingénieurs. Ces professionnels jouissent donc d’une légitimité évidente parce qu’elle repose sur des données probantes, connaissances de la biologie de l’humain ou formation d'ingénieur. Si toutes les activités professionnelles reposaient sur des bases objectives, ce serait idéal. La réalité est toutefois plus complexe. 
Les élites intellectuelles et politiques se prétendent spécialistes de la conduite des sociétés, mais possèdent-t-elles un savoir objectivement fondé, leur permettant légitimement de discerner mieux que le peuple ce qui est bon pour le peuple ? Disposent-elles d’une lucidité hors du commun leur permettant de dire mieux le juste, le bien et le vrai ? La réponse aux deux questions est un "non" massif, clair et définitif. Il serait cruel de rappeler leurs innombrables et lamentables fiascos, à commencer par la prétendue « mondialisation heureuse ». Ceci ne veut pas dire que le peuple sait mieux qu’eux, loin de là, mais il n'est pas moins armé qu'eux pour constater et choisir. Pensons juste un instant aux conséquences de la financiarisation débridée de l'économie, pilotée par le gratin de la société et aux immenses souffrances infligées au peuple par l’impéritie de ces princes qui le gouvernent.
Faut-il rappeler cette évidence, l’hyperbourgeoisie ne travaille que pour elle, comme toute classe dominante, elle présente évidemment ce qu’elle fait comme relevant de l’intérêt universel, mais seuls des benêts la croient. Quant aux dirigeants politiques, ne voit-on pas qu'ils sont réduits à jouer les guignols, chargés simplement de gérer les contraintes économiques dans un contexte mondialisé ? Notons que l’Assemblée nationale française consacre 80% de son temps à adapter les directives de Bruxelles en droit français.

L’Union européenne, suprême exemple du consensus des élites de droite comme de gauche.
La construction européenne est de ce point de vue exemplaire du mépris des élites. Les élites politiques ont chanté pendant des décennies auprès des peuples européens, la nécessité absolue de la libéralisation des échanges commerciaux et celle-ci fut imposée aux peuples par les élites, que les peuples y adhèrent ou pas. Rappelons qu’en France, la majorité des politiciens de gauche comme de droite avait invité les citoyens à voter dans le bon sens lors du referendum sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe, signé par les chefs d’États le 24 octobre 2004. Après le refus de ce traité suite aux échecs des référendums français et hollandais, une nouvelle mouture, laissant quasiment intactes les principales dispositions de la proposition initialement rejetée, refit surface sous la forme du traité de Lisbonne du 13 décembre 2007. Cette fois, partout où les gouvernements pouvaient éviter l’obligation référendaire, ils l’ont fait, préférant l’adoption par leur parlement, pour éviter le verdict du peuple, ce que la France fit sans honneur.
Avant le vote de 2005, Valéry Giscard d’Estaing ([11]) déclarait : « C’est une bonne idée d’avoir choisi le référendum, à condition que la réponse soit oui » Un an après, il persiste : « Le rejet de la constitution était une erreur, qui doit être corrigée ».
Plus récemment, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission Européenne déclarait que le suffrage universel ne saurait prévaloir sur les traités européens ([12]), et le journaliste Jean-Michel Aphatie[13][13] disait au sujet de l'élection de Trump « Cela (l'élection de Trump) montre aussi qu'il faut s'interroger quelquefois sur le suffrage universel ».
Concernant le Brexit, François Fillion, candidat de la droite française aux élections de 2017, constatant que les jeunes ont voté plus largement pour rester dans l’union Européenne, déclare « J’ai presque envie de dire que les jeunes devraient avoir deux voix dans un référendum sur l’UE » ([14])  
Alain Minc ([15]),  déclare : « Le Brexit est la victoire des gens peu formés sur les gens éduqués » ; il insiste fortement sur l’idée de faire trainer au maximum la sortie du Royaume-Uni, de façon à carrément l’arrêter.
Pour Jacques Attali ([16]) « La fermeture engendre la barbarie » autrement dit, ceux qui ont voté pour le Brexit sont responsables de la barbarie qui viendra.
Ces quelques réactions témoignent éloquemment que l’accusation de populisme est très exactement une réaction de rage des élites face à des mouvements populaires qui contestent les intérêts des élites ou lorsqu’elles perdent les élections. Évidemment ces élites en profitent pour accuser le peuple d’irresponsabilité, pour ne pas dire de comportements fascisants et, ultime injure, d’imbécilité.
L’accusation de populisme est doublement inquiétante car :

§  elle vise à délégitimer au-delà des programmes et des leaders contestataires, les électeurs qui les soutiennent ;

§  elle prépare le terrain pour amener peu à peu l’idée que le droit de vote universel devrait être reconsidéré compte tenu des graves conséquences qu’il entraîne ([17])





[1] Propositions de l’économiste John Williamson, reprenant les thèses de l’école de Chicago, qui servirent de base au consensus de Washington.
[2] Churchill avait d’ailleurs déclaré qu’entre l’Europe et le grand large, son pays choisirait toujours ce dernier
[3] Le courrier international 17 février 2017
[4] Steve Bannon, Washington Post, 23 février 2017

[5] « l’UE n’est qu’une série de règles destinées à faciliter la vie des multinationales, elle n’est porteuse ni de la civilisation, ni des valeurs … elle n’a ni chair ni passé, ni d’ailleurs la moindre ambition de transmettre l’héritage historique de l’Europe » Élisabeth Lévy, rédactrice en chef de la revue Causeur, 13 mars 2017
[6] The Economist édition du 2 mars 2017
[7] Clause visant à lutter contre les entreprises qui cassent les prix en allant chercher des travailleurs étrangers détachés sans que ces salariés ne cotisent à la Sécurité sociale (Le Monde 13 mars 2017). Marianne Thyssen, commissaire européenne à l'Emploi, dénonce le projet de loi des présidents des régions visant à rendre obligatoire l'usage du français sur les chantiers publics. Elle le juge discriminatoire et contraire à la législation européenne.

[8] Platon, La République
[9] Dans un article du NYT publié le 3 mars 2017, Tony Blair déclare « The modus operandi of this populism is not to reason but to roar » Il ajoute « The open-minded see globalization as an opportunity, … the closed-minded see the outside world as a threat”. Le choix des mots est éclairant; comme mépris, il est difficile de faire mieux.
[10] Ce qui ne veut pas dire par exemple que face à l’expertise du médecin, un patient n’ait pas le droit de refuser un traitement pour des raisons qui ne regardent que lui. La décision du patient doit être respectée même si la prescription du médecin est objectivement fondée quant à son objectif vis-à-vis de la maladie.

[11] Le Monde 6 mai 2005
[12] Causeur. Fr  22 juin 2017
[13] RTL ou Canal Plus février 2017
[14] Discours devant la London School of Economics, le 26 juin 2006.
[15] Le Monde, 26 juin 2016
[16] Marianne 29 juin 2016
[17] Michel Houellebecq lors d’une conférence donnée en janvier 2017 à Buenos Aires au Ministère argentin de la culture. « L’idée a commencé à être exprimée, d’abord prudemment, puis de manière de plus en plus explicite, que le suffrage universel n’était pas la panacée et qu’il pouvait conduire à de grandes aberrations. »