vendredi 19 mai 2017

LA LAÏCITÉ : SEUL REMPART CONTRE LA BARBARIE COMMUNAUTARISTE




La laïcité n’est pas un état naturel de l’organisation des communautés humaines. Elle n’advient que lorsque l’État parvient à se dégager de sa gangue ethnique originelle en définissant un corps de citoyens sans références aux notions de religion, de race, de sexe, de genre ou de sang.

Historiquement, il n’existe pas à ma connaissance de collectivités nationales qui, lors de leur constitution plus ou moins formelles, ne se soient appuyées d’une quelconque façon sur des mythes religieux. Nombre de philosophes vont jusqu’à affirmer qu’il n’existe pas de morale, c’est-à-dire de codification éthique des rapports entre humains, donc de communauté humaine respectueuse des droits et devoirs de chacun, sans fondement religieux. Aujourd’hui les faits historiques infirment cette croyance, mais celle-ci demeure une conviction largement partagée non seulement au sein de la population mais demeure toujours très ancrée chez une large fraction de ses élites intellectuelles. Si le modèle d’une société fondée sur un socle religieux est toujours courant, les États réellement laïques, eux, sont rares, parce que la laïcité n'advient qu’au travers d’un combat souvent féroce à l’encontre de forces religieuses immenses. D’ailleurs les deux premières nations qui ont institué une forme de laïcité, les États-Unis et la France, l’ont fait à l’issue de révolutions sanglantes.
Ces deux pays ont institué deux types de laïcité, reposant sur des philosophies divergentes :

Laïcité à la française : Laïcité non adjectivée. Séparation radicale de la Religion et de l’État. Un espace libre de toute religion, occupé par la seule puissance de l’État, garant de l’intérêt universel.

Laïcité ouverte ou plurielle de type anglo-saxon : L’État ne doit privilégier aucune religion mais les accommodements sont possibles.

La laïcité, stricto sensu, s’appuie sur deux principes philosophiques et un mode d’organisation politique de la vie en société.

1.     Le premier principe philosophique, la marche triomphante de la raison, est issu directement des Lumières, dont je rappelle brièvement les valeurs dominantes qu’elle promeut : rationalisme, humanisme, contrat social, basées sur la conviction que seule la raison permet de discerner la vérité et qu’aucune connaissance non triviale ne peut être obtenue autrement que par l’exercice de celle-ci. C’était l’époque où on opposait la raison à l’obscurantisme et même à la barbarie de la religion. On pensait qu’avec l’usage systématique de cette faculté mentale, un âge d’or allait s’ouvrir quant à la compréhension et la maitrise, et de la nature[1] et du rapport[2] entre les hommes.

2.     Le deuxième principe fut énoncé par Condorcet, et porte sur la souveraineté individuelle. « L’individu n’a aucune raison de faire confiance, de croire sur parole : car seul le vrai a valeur d’autorité et hors de l’usage de la raison, il n’existe pas de critère absolu du vrai ; dans ces conditions l’État devra faire le maximum pour armer les citoyens contre l’erreur. Tel est au fond le rôle de l’école publique. Tel est aussi le rôle de la loi qui est là pour protéger l’instruction, pour écarter les pouvoirs, toujours suspects, autrement dit pour garantir l’indépendance de chacun ».

En d’autres mots, la laïcité requiert le refus de toute ingérence religieuse, partout où l’État doit intervenir et prioritairement au niveau de l’éducation des enfants, car ils sont malléables et on doit les protéger.

L’École est donc le cœur de cible de la laïcité, bien avant toutes les autres institutions. Voici une partie d’un discours prononcé par Jean Jaurès en 1888 en présentant l’instituteur comme le fondateur de la Nation et le gardien de la laïcité. (Vous tenez en vos mains l’intelligence et l’âme des enfants ; vous êtes responsables de la patrie. Les enfants qui vous sont confiés n’auront pas seulement à écrire, à déchiffrer une lettre, à lire une enseigne au coin d’une rue, à faire une addition et une multiplication. Ils sont Français et ils doivent connaître la France, sa géographie et son histoire : son corps et son âme. Ils seront citoyens et ils doivent savoir ce qu’est une démocratie libre, quels droits leur confèrent, quels devoirs leur impose la souveraineté de la nation. Enfin ils seront hommes, et il faut qu’ils aient une idée de l’homme, il faut qu’ils sachent quelle est la racine de nos misères : l’égoïsme aux formes multiples ; quel est le principe de notre grandeur : la fermeté unie à la tendresse…. Je dis donc aux maîtres pour me résumer : lorsque d’une part vous aurez appris aux enfants à lire à fond, et lorsque, d’autre part, en quelques causeries familières et graves, vous leur aurez parlé des grandes choses qui intéressent la pensée et la conscience humaine, vous aurez fait sans peine en quelques années œuvre complète d’éducateurs. Dans chaque intelligence il y aura un sommet, et, ce jour-là, bien des choses changeront.). Ces instituteurs furent appelés « Les hussards noirs de la République ».
Imagine-t-on aujourd’hui, le Premier Ministre Philippe Couillard adresser une telle lettre à tous les instituteurs et institutrices du Québec ?

L’école, tant au primaire qu’au secondaire a dès lors 3 rôles essentiels :
a)    Transmettre les connaissances
b)    Développer l’esprit critique de l’élève, condition première de toute pensée indépendante.
c)     Former de futurs citoyens, fiers de leur pays, au travers de cours de morale et d’instruction civique.

En 1905 lors de l’adoption de la loi en France, en vue de respecter le désir des parents qui tenaient à inculquer des préceptes religieux à leurs enfants, un compromis fut trouvé ; une journée par semaine l’enfant aurait congé à cet effet.
À ces principes philosophiques qui touchent à la nature de la laïcité, s’ajoute un principe d’organisation de la société que Catherine Kintzler, une spécialiste de la laïcité définit ainsi : « L’abstention absolue de la puissance publique en matière de croyance et l’exclusion des communautés de la formation de la loi sont les deux versants d’un État laïque où la laïcité est une condition quasi-transcendantale de la sphère publique »[3]
Le premier élément va de soi, l’État n’a rien à voir avec les croyances des gens.
Le deuxième est particulièrement significatif, car il dit essentiellement que l’État ne reconnait que les citoyens, pas les communautés et n’a pas à consulter celles-ci dans l’élaboration des lois et a fortiori dans leur application. De ce fait, la laïcité est antinomique de tout communautarisme et conséquemment du multiculturalisme.
Il n’en reste pas moins que la laïcité est toujours sous tension, vulnérable, la bataille n’est jamais achevée. Ainsi, en juillet 2016, un document de travail de l’institut Montaigne, un think-tank proche des cercles du pouvoir et en particulier du nouveau président de la République Française, intitulé « L’islam français : le connaître, l’organiser - Présentation des recommandations au Comité directeur de l’Institut Montaigne ». Le rapport recommande, vers la fin, deux choses : « aggiornamento de la loi de 1905 » et « extension du Concordat sur tout le territoire ». Les rédacteurs considèrent que la loi de 1905 n’est plus adaptée à la situation actuelle de la France. Toujours selon ce document, la laïcité pourrait faire l’objet d’une actualisation en procédant à la « nationalisation » de tous les édifices cultuels construits entre 1905 et aujourd’hui en France, pour les soumettre au même régime juridique que les édifices cultuels antérieurs à 1905 ». Plus loin encore, ce document préconise « l’abrogation de la loi de 1905 et la révision en profondeur de la Constitution. Création d’une politique publique religieuse prenant en charge les nouveaux cultes (notamment islam et évangélisme). La puissance publique finance, organise et contrôle ces cultes ». Je suis certain qu’une telle recommandation ne passera jamais, mais le simple fait qu’on puisse la penser et l’écrire en dit long sur la volonté de certains cercles de mettre à mal la laïcité.

Les 9 entraves à la laïcité au Québec

Au Québec, la philosophie qui a présidé à la déconfessionnalisation des diverses institutions publiques et notamment des écoles, relève d’une laïcité inspirée du modèle français. Jusque vers le début des années 90, rien ne semblait arrêter le mouvement de laïcisation de facto du Québec. Le consensus social semblait unanime.
Mais au début des années 2000, les choses ont commencé à sérieusement déraper, dû à une multiplicité de facteurs négatifs dont la jonction a surdéterminé le résultat final. Il s’agit de de 9 entraves spécifiques que je vais brièvement énumérer ; pardonnez-moi si ça ressemble à un inventaire à la Prévert :

1.     Le multiculturalisme, imposé à marche forcée au Québec par le ROC (Rest Of Canada) et l’évidente complicité de plusieurs partis politiques québécois, est antinomique d’une conception laïque de la société, car il porte en lui le communautarisme comme la nuée porte l’orage, pour paraphraser ce que disait Jean Jaurès au sujet du capitalisme.

2.     Le désenchantement vis-à-vis du pouvoir souverain de la raison depuis la fin de la 2ème guerre mondiale, lorsqu’on a pris plus fortement conscience que tout progrès portait en lui également le germe de futurs désastres. Les anti-Lumières avaient dès le début, pointé du doigt que la raison ne pouvait pas être garante du bonheur de l’humanité, parce qu’aucun être humain n’est un pur sujet cartésien. Aujourd’hui un des plus éminents représentants du mouvement des anti-Lumières, le philosophe Charles Taylor, a eu une influence énorme sur les élites intellectuelles anglo-saxonnes mais également au Québec, où il est encensé. Les thèmes anti-lumières que l’on retrouve chez Taylor sont : la disqualification de la raison au profit de la révélation, un préjugé systématique pour la reconnaissance des particularités traditionnelles ou culturelles (pro-multiculturalisme) au détriment du contrat social à visée universelle, la conviction que l’humain est incapable de définir les normes morales par lui-même et pour lui-même et qu’il faille s’en remettre à un ordre transcendant ou divin pour définir le bien et identifier un objet de respect inconditionnel. Il faut souligner à cet égard les prises de position sans équivoque de Taylor contre la laïcité qu’il qualifie toujours de « radicale ». (Marie-Michelle Poisson) et finalement il tient un discours de dénigrement systématique de la modernité issue du rationalisme à laquelle on reproche le « désenchantement du monde », les atrocités du siècles dernier, l’absence de repères moraux et l’individualisme outrancier.  

3.     La révérence à l’égard du religieux. Du fait de son ancien ancrage dans le catholicisme, il existe toujours au Québec, un traitement préférentiel des religions et conséquemment injuste, pour reprendre les termes du philosophe François Doyon, à l’égard des autres composantes de la société, dont la laïcité, pourtant voulue par une majorité de la population. Quelques exemples :
a.     Les accommodements insupportables touchant aux rapports homme/femme dans diverses institutions publiques.
b.     La position de la ministre de la justice Stéphanie Vallée au sujet de la loi 62 sur la neutralité religieuse de l’État « Ce n’est pas une loi sur le linge ». Exemple extrême de déférence vis-à-vis des religieux jusque dans l’enceinte des cours de justice.
c.     Le cas des écoles juives illégales. Les 700 enfants scolarisés maintenant à la maison sous la supervision de la commission des écoles anglophones, mais très rarement soumis à de véritables examens de contrôle des connaissances ; une façon de camoufler l’abandon par l’État de ces enfants au vouloir communautaire religieux. Cas de la fermeture d’une école juive ultra-orthodoxe au début des années 80, face à la réticence des divers ministères à intervenir, invocation de la loi DPJ pour faire bouger les choses, au lieu de simplement faire appliquer la loi générale.
d.     Le cas du jugement de la cour suprême (3 pour, 2 contre) sur la sukkah (cabane provisoire en bois que construisent les Juifs, sur leur balcon ou terrasse au Québec pour célébrer cette fête), autorisant ces constructions dans des immeubles en copropriété.
e.     Les cours ECR (Éthique et Culture Religieuse) obligatoires sans références aucune à l’incroyance

4.     L’antiracisme, une dérive devenue folle. En occident, et j’inclus évidemment le Québec, après 30 ans d’antiracisme forcené, conceptualisé par une caste intellectuelle occupant pratiquement toutes les strates universitaires, et dont la parole est devenue le code obligatoire pour penser juste d’une autre caste médiatico-politique celle-ci, il était devenu impossible d’affirmer ouvertement certains faits d’évidence, tels la dangerosité de l’islam, la folie d’une politique migratoire dont aucune justification ne tient la route ou tout simplement le refus d’accepter des pratiques culturelles barbares. Tout ceci nous a doucement amené à vivre avec un système de 2 poids 2 mesures. J’en donnerais trois exemples :
a.     Les femmes voilées incluant dans les CPE (Centre de la petite enfance) qui ne dérangent nullement l’ex cheffe de QS Françoise David.
b.     Le PM Philippe Couillard qui était évidemment derrière le projet de loi 59, lequel à toute fin pratique réintroduisait la notion de blasphème dans la sphère publique, avec l’aimable soutien de nul autre que   Jacques Frémont, ex président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, ce qui en dit long sur l’imposture de cette commission. Couillard qui s’en va clamer à haute voix Allah Akbar dans une mosquée, foulant aux pieds, non seulement la laïcité mais même le minimum de réserve auquel le premier magistrat du pays devrait être tenu.
c.     Enfin la création d’un comité sur le racisme systémique des Québécois, dont plusieurs membres sont allés récemment accueillir une raciste patentée, venue de France pour prodiguer la bonne parole, Houria Bouteldja, porte-parole là-bas du Parti des Indigènes de la République.

5.     L’effondrement de l’école
a.     Toute personne honnête doit pouvoir constater objectivement ce fait. La volonté de réduire l’exclusion a amené tous les niveaux scolaires à diminuer leurs exigences ; ce qui aboutit à un niveau ahurissant d’illettrisme fonctionnel. Cet illettrisme camouflé sous des diplômes parfois universitaires n’aide pas à la résorption des fractures sociales, mais surtout ce qui manque, c’est la capacité de pensée critique, indispensable au citoyen averti.  
b.     Exemple de requête d’une mère : « Qu’on cesse de demander aux écoliers des présentations orales, car ça les stress !» MBC répondait avec humour « Pourquoi ne pas abolir non seulement les cours mais l’école elle-même !»
c.     Cours d’histoire réduits à une peau de chagrin, cours pourtant indispensables à l’idée de transmission de toute culture d’un peuple enraciné depuis des siècles dans des temps, des lieux et des circonstances spécifiques.
d.     Au lieu de l’histoire et de la réflexion, on a hérité des cours ECR obligatoires, qui légitiment l’idée que la religion est une dimension inhérente à toute culture. De plus, on présente les religions comme une réalité dépourvue d’épines et de monstruosités, et évidemment on y ignore délibérément l’existence de l’incroyance comme choix philosophique d’une part significative et grandissante des Québécois. Position d’une extrême gravité lorsqu’une personne en autorité diffuse un tel message à des enfants. (Charles Taylor vantait ces cours, en disant que s’ils avaient existé une génération avant la commission Bouchard/Taylor, celle-ci n’aurait pas été nécessaire).

6.     La prééminence du droit à la différence. La revendication permanente d’un droit à la différence en lieu et place d’une revendication d’égalité des droits et devoirs pour tous. On en est arrivés à cette incroyable inversion des valeurs, que la mouvance diversitaire ne lutte plus pour avoir les mêmes droits mais pour exiger des accommodements spécifiques à chaque groupe. Dans ce contexte, l’idée d’une identité nationale se dissout totalement et ne renvoie qu’à un mélimélo de groupes disparates. Il n’y a plus de lieu universel où ce qui compte c’est ce qui est commun, ce qui rassemble et non ce qui différencie, lieu laïque par excellence où tous en tant que citoyens se rencontrent pour parfaire la cité commune.

7.     Les accommodements dits raisonnables. Ce droit à la différence et à l’authenticité, basée sur la conviction de conscience, essentiel critère utilisé par la cour suprême pour valider au nom de la charte des droits et libertés des demandes qui souvent heurtent la conscience morale et certains principes démocratiques, est le ferment qui délite peu à peu le lien qui doit rassembler et unifier une société, lorsqu’il sert de base à une communautarisation des droits. Le terme d’accommodement est un élément de langage pour faire passer nos renoncements pour des négociations et c’est sans fin. On commence par le foulard pour ensuite refuser des cours de gymnastique et de biologie (Fatiha Boudjahlat).

8.     La haine du nationalisme. On a été abreuvés depuis des décennies du slogan de Mitterrand, « Le nationalisme, c’est la guerre ». Ce fut même un thème en filigrane de la campagne d’Emmanuel Macron en France. Le nationalisme est présenté comme équivalent du racisme, du refus de l’autre, de l’enfermement, du rance. Résultat, on confond nationalisme mortifère avec l’indéracinable sentiment d’un destin partagé qui est au fondement de toute communauté nationale. Pour les mondialistes, il n’existerait plus que le grand large, l’horizon illimité, sans frontières, ouvert à tous de la planète. Quelle farce, un simple regard sur les temps historiques et sur le présent, montre à quel point cette vision angélique est totalement déconnectée du réel, comme si la fin de l’Histoire était réellement advenue, comme si les peuples et les cultures n’étaient que des idées obsolètes sans conséquences. Un tel déni de l’existant n’est pas accidentel, il a pour objectif de formater les esprits pour les rendre compatibles avec la forme de multiculturalisme voulu par ceux qui ont présidé au consensus de Washington en 1991. Cela correspond très exactement aux intérêts de l’hyper-classe mondialiste, dont les jeunes leaders sont formés dans des groupes très sélects (Ainsi la French-American Foundation-France a développé un programme « Young Leaders » dont plus de 400 membres des élites françaises dont François Hollande, Emmanuel Macron et Édouard Philippe [nouveau PM français], sont diplômés avec un certain nombre d’américains dont Bill et Hillary Clinton). Qui ne voit pas que cette vision multiculturaliste a pour fin de dissoudre tout pouvoir politique national, autrement dit d’annihiler l’expression identitaire des peuples. Et s’il n’y a pas de pouvoir politique local et national, comment imaginer une société laïque, car celle-ci ne peut exister que lorsque l’État définit un secteur protégé des assauts communautaristes et religieux.

9.     L’islamisme de combat. J’ai gardé le danger le plus grave, le plus sournois, le plus empoisonné pour la fin. C’est ce danger qui potentialise tous les autres et qui ne peut être bloqué que par la force et la détermination ; vertus hélas peu fréquentes. Je veux parler évidemment de la présence grandissante d’un islamisme de combat, déterminé à tester dans tous les domaines jusqu’où ses membres peuvent aller pour imposer des accommodements dits « raisonnables », au nom de la charte canadienne des droits et libertés, instituée en 1982. Cette approche fut théorisée par Tarik Ramadan qui considérait le Canada comme un pays rêvé pour ça. Ce nouveau totalitarisme qui se réclame de dieu compte sur ceux qui se réclament des droits de l’homme, les « faux amis de la laïcité et autres idiots utiles » pour avancer masqué lorsque nécessaire. Je range parmi ceux-ci Québec Solidaire, toute la galaxie bien-pensante, et tous ceux qui se réclament de la laïcité pour mieux l’abattre comme AMAL-Québec (Association des Musulmans et des Arabes pour la Laïcité au Québec). C’est ce qu’on appelle l’inversion des normes.

Ces 9 dérives ont l’air moins formidables que les 4 cavaliers de l’apocalypse, mais à terme, elles transforment la laïcité en contre-sens. Si on ne se ressaisit pas, la laïcité ne relèvera bientôt que de la nostalgie.

Que faire ?

Je laisse la question en suspens !



[1] Le déterminisme absolu de Pierre-Simon marquis de Laplace (répondant à Napoléon, que dieu n'était nullement nécessaire à l'univers pour fonctionner. "Sire, je n'ai pas eu besoin de cette hypothèse).
[2] Traité de paix perpétuelle de Kant.
[3] Catherine Kintzler.  « Qu’est-ce que la laïcité »  Paris Vrin, 2007.

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